Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 14:24

Voici repris le point de vue de Jacques Attali, haut fonctionnaire qui fut ancien conseiller de François Mitterrand.

 

 

Chacun sait, chacun répète, que la France doit réduire sa dette publique. Chacun sait, chacun répète, que la campagne ne porte pas sur ce sujet. Chacun sait, chacun répète, qu’aucune économie sérieuse n’est proposée par aucun candidat. Chacun sait, chacun répète, que les objectifs acceptés par la gauche et la droite sont totalement hors de portée, parce que nul ne sait comment réaliser l’excédent budgétaire nécessaire pendant 10 ans au moins, à partir de 2017 au mieux.

 

Et pourtant pourtant, rien ne change. La campagne s’étire, comme en baillant. On s’y ennuie, on n’y parle, à droite comme à gauche, que de minuscules détails, de dépenses nouvelles non chiffrées ou d’impôts symboliques, mais ne rapportant rien.

Si on continue comme cela jusqu’au 6 mai, voilà ce qui nous attend.

 

Le 7 mai, si Francois Hollande est élu, la droite entrera dans une grave crise et explosera, pour le plus grand plaisir du Front National. Le nouveau Président annoncera que la situation financière est épouvantable, pire que celle annoncée par les équipes précédentes, et qu’il lui faut étudier de près la réalité avant d’agir. Les marchés financiers, dont dépendent les trois quarts du financement de notre dette publique, s’inquiéteront et rendront plus couteux les emprunts que l’Etat devra faire en mai, pour payer les salaires des ses fonctionnaires. Les préteurs exigeront immédiatement du Président, et de son premier gouvernement, des réformes et des coupes très brutales, avant même les élections législatives de juin. Pour ne pas les perdre, l’exécutif tergiversera et n’annoncera rien de sérieux. Après les législatives, la gauche, qui les gagnera, dénoncera des comptes maquillés par la droite, et lui fera porter la responsabilité des économies et des hausses d’impôts nécessaires. Elle annoncera qu’il faudra trouver au moins 20 milliards en 2012 et, si la croissance n’est pas au rendez-vous, ce qui est vraisemblable, le double en 2013, et le double encore en 2014. Et plus encore dans les 3 années qui suivront. Il ne sera plus question de largesse d’aucune sorte. Pendant tout le quinquennat.

 

Le 7 mai, si Nicolas Sarkozy est réélu, la gauche basculera dans une grave crise ; le parti socialiste explosera ; une partie de ses membres ira rejoindre Jean-Luc Mélenchon, qui deviendra le chef de l’opposition ; la droite pourra plus aisément passer les échéances d’emprunt de juin ; elle gagnera les législatives, sous les applaudissements prudents des marchés. Mais elle devra, elle aussi, révéler, dès juillet, que le déficit budgétaire de 2012 sera finalement supérieur à ce qu’annoncent aujourd’hui les comptes, en raison dira la droite, d’erreurs impossibles à prévoir. Pour tenir les prévisions de réduction de la dette publique, qu’exigeront les préteurs, la droite décidera de coupes brutales dans les budgets sociaux, sans augmenter les impôts des plus riches. Cela se traduira par une chute de la croissance et des revenus fiscaux. La nouvelle gauche mettra des millions de gens dans la rue ; les grèves se multiplieront. Les marchés commenceront à s’inquiéter. Les taux d’intérêt augmenteront massivement. La crise sera là. Pour tout le quinquennat.

 

Dans les deux cas, le pays paiera le prix d’une campagne électorale totalement ratée. Non de la faute des candidats. Ni des journalistes. Mais des élites françaises , qui n’auront pas su sortir à temps, de la douceur de vivre, de la drôle de guerre, de l’ivresse trompeuse.


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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 18:00

Après des années de crispations et amertumes, nous voilà appelés aux urnes le 22 avril pour élire un président de la République qui aura pour première mission de redresser notre pays. Nos faiblesses mais aussi nos atouts, François Bayrou les connait ; son programme se décline ainsi de manière très juste en plusieurs volets, en particulier le redressement des finances publiques, le développement de la production en France et la restauration de l’instruction pour retrouver la meilleure éducation du monde.

Alors oui, professeur en collège, je ne peux qu’approuver un candidat qui respecte enfin les enseignants en reconnaissant les difficultés d’exercice du métier, là où d’autres les font passer pour des nantis peu enclins à se remuer (Article du Point à lire). J’en ai particulièrement assez de voir des moyens supprimés, des classes surchargées, des élèves en difficultés à qui il ne peut plus être proposé grand-chose.  Evidemment, la situation ne s’inversera pas en saupoudrant quelques postes ici où là, en sachant qu’il resterait encore à trouver les volontaires qui ne sont plus au rendez vous. Le malaise est profond et François Bayrou l’a bien compris.

Elu local, j’applaudis aussi le courage de François Bayrou qui entend moraliser la vie publique : avec lui, pas de vagues promesses mais un referendum établi et d’ores et déjà planifié le jour des élections législatives. Après tant d’années à entendre parler de proportionnelle, de baisse du nombre d’élus, de non cumul des mandats, nous avons un candidat qui s’engage de manière ferme.

Au travers de ces deux points, vous avez compris toute la motivation qui est la mienne : loin des idéologies extrémistes qui ne mènent à rien, avec François Bayrou, c’est bien un vote d’espoir que je vous invite à partager.


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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 08:26

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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 17:46
 
 

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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 08:03

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Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 14:11

Lieu non anodin, les militants de la section cantonale du parti socialiste ont, à l'occasion d'un tractage, posé dimanche sur le perron de la mairie d'Arleux. Faut-il y voir un message particulier tel que le parti à l'assaut de la mairie ? Le petit groupe présente obstensiblement une affiche de leur candidat, est-ce dans l'intention de déjà changer la photographie du président ?

 

 pscanton

 

 

Il faut dire que les socialistes semblent en forme dans le douaisis, tel que le laisse apparaitre ce formidable cliché pris par l'Observateur du Douaisis.

 

affichhollandouai

 


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Le Douaisis au centre !

  affichelegislatives

Liste des candidats aux législatives dans la XVIIème du Nord

Les candidats dans la XVIIème circoncription sont au nombre de sept, contre treize en 2007 :

 

 

Chantal BOJANEK (Front national) suppléant : GAULARD Gérard

Florence L'HOTIS (Lutte ouvrière) suppléant : SZARZEC Ludovic

Monique AMGHAR (Parti socialiste) suppléant : RENARD Jean-Marc

Marc DOLEZ (Front de gauche) suppléant : BEAUCHAMP Charles

Bruno BUFQUIN (UMP) suppléant : BATAILLE Christophe

Lucile WACHEUX (Europe écologie - Les Verts) suppléant : BERNARD Philippe

Bruno VANDEVILLE (Le Centre pour la France) suppléant : LANNABI Youcef

La XVIIème circonscription du Nord

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